Retourne toi et regarde moi . Tu es fier ? Tu devrais , ma carapace se consolide de plus en plus et j'en tremble la nuit . Oh, oui, ça va mieux, merci de me le demander . je vais, tu vois , je vais de l'avant, comme tout le monde parce que le monde est trop con pour comprendre que je puisse vouloir avancer à reculons . Tu fais parti du monde , t'es est la caractéristique même , avec ton air con et ta capacité à faire l'autruche .
Retourne toi et regarde moi . Tu ne vois rien ? La nuit je ne dors pas, il faut m'abrutir pour que mon tête accepte un sommeil qui pourrait me réparer . Et me lever en courant le matin, pour ne pas tremper mes draps . je dois garder mes larmes pour quelqu'un qui en vaudra le peine , on me dit . C'est fou ça , j'ai toujours cru que tu en valait la peine . J'ai toujours cru que le jour où tu me demanderais de me coupais la tête je le ferais . Mais c'est pas pareil, hein ,de se couper la tête et de t'entendre explorer les contours intérieurs d'une autre proie que moi ? Oh oui, je suis jalouse , tu vois à en crever , pas que j'envie tes autres victimes , mais j'en veux encore , de tes mensonges , j'en veux encore de ta douleur colorés implantée, là, juste au dessous de mes yeux .
Tu ne comprends pas ? je te vois et tu me fais pitié , c'est atroce comme je t'entends penser parfois , alors que d'autre ton charabia n'atteint pas les tympans . Je te vois, et t'attache à tous mes défauts . Oh oui, tu les as tous . Tu es moche , tu es tellement con , et puis inintéressant .Simplement , je ne te vois pas souvent et l'absence te transforme drôlement bien. Oui , c'est drôle , tu vois , parce que dans ma tête la tienne est parfaite , parce que tu es le petit bout d'homme qui me manque . Et puis, je te vois là, faible à ne rien pouvoir faire, dire , ou comprendre . T'es con jusqu'au bout, et je me tais . Faut pas te dire, tu dois comprendre tout seul . Et tu vas faire quoi ? Te consolider , attraper la vengeance au vol et faire tomber d'autres oiseaux à terre ? Quelle bonne idée , tu ne sais faire que ça .
Ne me regarde pas . Retourne toi , et je crèverais l'écran qui te protège . je sais exactement comment . Des fois, tu ne vois que moi . C'est tellement bon, cette ivresse , quand je sens ton regard doucement porté sur moi , que je baisse le mien pour t'éviter . Je veux jouer au chat et à la sourie avec toi, encore une fois , comme avant , quand tu n'avais pas peur de moi et de tout ça .
Je suis faible ? Et toi ? Regarde toi, retourne toi sur ton passé , nous sommes le mêmes, à prendre une revanche sur une enfance honteuse ; on se ressemble à se prouver qu'on plaît, à jouer avec le sexe pour mieux s'aimer, à l'affût du regard des autres en prétendant être libre . Tu te crois libre ? Mais regarde toi, tu choisi tes conquêtes en fonction de leur symbole . Et moi c'était quoi ? l'inaccessible ? La différence ? la candeur ? Tu t'en fou, t'y a même pas réfléchi, c'est un instinct , chez toi et chez moi , de jouer avec ça . Tu manipules , je manipule . Tu joues, je joues . Tu perds, je perds . Et parfois tu gagne plus que moi . Dans l'épreuve de force tu as été plus rapide , t'as su te détacher , pas moi . Mais, tu vois, un amour comme ça, ça sera jamais détruit . Tu me ressemble trop ,dans le fond, parce que j'ai beau me cacher sous la couverture de la petite fille que 'j'aurais voulu être en temps voulu , il n'y a que ça qui m'intéresse : m'amuser , à m'en détruire, à me tordre de douleur , m'amuser ,avec le c½ur des autres comme proie , avide de pouvoir et de qualités .
Mais tu ne veux pas qu'on te comprenne, et je n'ai pas la patience pour attendre les confirmations de mes hypothèses . Tout corrèle , tout se rapproche d'un point ; tu n'es pas vrai et moi non plus , tu vis dans ton monde avec un bandeau sur les yeux pour t'empêcher de souffrir , et j'ai beau essayer je ne peux pas . La vérité m'attire comme une mouche . Je m'y attache , c'est tellement beau . Mais toi, y'a que la vérité des autres qui te va . La tienne te fais peur et tes phrases se cachent les unes derrière les autres . C'est pur ça que j'ai pitié . Pour pouvoir dire que tu assume , tu exposes au grand jour tes faiblesses physiques , tu en prends parti et tout devient beau . Mais tu crois que j'avale tout ça, ou justement, tu sais que tu non et tu t'en vas ?
Ah , non , tu ne veux pas me faire souffrir , la bonne blague . Ne redis jamais ça, jamais devant moi, jamais en faisant semblant d'y croire , parce que tu n'y crois pas . je ne suis pas aveuglée , moi, par mon honneur déplacé . Je sais , quand tu triches , quand tu mens , parce que tu fais tout , indirectement , pour que je le sache . Et je le sais , et tu me fais pitié . D'un coté, je ne t'en méprise qu'encore plus et de l'autre , si je fouille bien au milieu de la marre de haine accumulé, y'a toujours ce petit caillot d'amour , je t'ai dis, qui ne fondra pas . Tu ne le crois pas ? Soit . Cap ou pas cap de revenir dans dix ans ? J'abandonnerai tout et je me jetterais à tes pieds . Ou sur ta queue, au choix, soyons sincère pour une fois , il faut rattraper ce que l'on avait pas, tout ce désir qui est parti parce que je t'aimais trop . Cap ou pas cap de revenir dans dix ans ? j'y serais encore , à t'attendre avec d'autres hommes qui me feront souffrir , en les suppliant de me torturer comme toi , avec des voix doucereuses , des espoirs et beaucoup de mensonges . t'y serais allé au couteau que ça aurait encore mieux . Plus net , plus désirable , plus vrai . Mais non . Ta langue crochue fait plus de dégâts que tout ça . Tu mens . Tu es un menteur , tu te mens à toi et surtout à moi , et je déteste ça . Ah oui, j'ai besoin qu'on me dise je t'aime, qu'on me serre et qu'on me protège ? T'as oublier la première étape, fallait pas mentir, fallait pas dire je t'aime pour dire je veux te sauter . Fallait pas . Mais je ne t'en veux pas, tu vis, ce n'est même pas ça . Tu as bien fais, de t'enfuir . Parce que tu t'es enfuis et que je t'ai aidé pour ça , t'avais même pas le courage de le faire seul , pauvre lâche .
Je t'aime . Ris , ris, tu as raison , c'est vraiment marrant , de me voir hurler à tout le monde à quel point tu es tout et n'importe quoi pour moi . Maintenant je suis vide , et si j'avais une requête à te faire, ce serait de me remplir , avec n'importe quoi , de la haine de l'amour de frère ou d'amoureux , mais de me remplir d'autre chose que d'indifférence feinte et d'espoirs refoulés . Parce que si tu ne me remplie pas, je vais me remplir de l'essence d'autres hommes et me tuer à la tâche qui me convient . Je vais semer du désir là où il n'y en a pas et donner tout que j'aurais voulu garder pour toi à des gens qui ne m'oublieront pas . Toi non plus, tu ne voulais pas que je t'oublie , et je t'oublie pas , tu vois . Pour ça, tu as gagné . Je suis à toi .
Ajout de dernière minute , parce que je ne veux pas enlever l'article , j'y ai passé trop de temps , et les jeux de mots me plaisent . Simplement , la plupart des compliments faits ne sont plus vraies, et les envies se sont déteintes . Ce n'est plus vrai .